Drôle de diplodocus, descendant direct du dinosaure doré doctement décrit dans divers documents désuets depuis des décennies, Daphné Dupont de Delphes, dixième duc de Dordogne, diminutivement dit Dédé, dîne de délicieuse dinde désossée, de darne de daurade, de dauphinois, de dolcelatte, de dacquoise de Dax, de diverses douceurs de Damas…
Difficilement devenu, dimanche dix-huit douze de deux-mille deux, doyen de Douzillac, Dédé, démagogiquement, décide de distribuer dare-dare des ducats décomptés des dividendes du domaine ducal.
Devant discourir devant des dandys dissipés, des dadais démesurés, des damoiseaux duveteux, des donzelles dissimulant de doubles doudounes dressées dessous de diaphanes draperies, des dames débordant de décolletés de dentelles, des dondons dodues dandinant du derrière, des dockers dunkerquois déboulant directement des docks dans des débardeurs délavés, des dactylos dessalées, des documentalistes discrètes, des daltoniens, des dyslexiques, deux douzaines de druides, des drogués décatis, des dealers, des débauchés, des diplomates déplumés, des docteurs diplômés diagnostiquant des douleurs du duodénum, des diabètes, des diaphragmes distendus, des doigts déformés, des dents disjointes, des dos dièses… Daphné Dupont D’Etcétéra, donc, décrit, dithyrambique, des demains délectables, dénonce durement des despotes dépravés, décoche des dards dégommant des dirigeants diarrhéiques, diserte de Descartes, débat de dialectique, de doctrine dodécaphonique, de daguerréotype, de drosophile, de dromadaire, déplore deux décédés décapités dimanche dernier, déclame des dizains, distille des dictons, divertit, déblatère, débagoule digue dondon digue dondaine… déclenchant des déchaînements d’hourras.
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Déplorablement, depuis de discourtoises diffamations désobligeamment distillées, Daphné Dupont de Delphes dit Dédé, durablement discrédité, décida de décamper définitivement.
