dessin_2025

Fiction

Palpitations

Précédée par Poupoule, pékinois paresseux pissant partout, Pénélope, plantureuse pin-up peroxydée postulant pour Play-boy, promène Parc Pier Paolo Pasolini, piquant par-ci, piochant par-là pâquerettes, pâturins, pélargoniums, pivoines.

Probablement prévenus par Pierrot, pittoresque paparazzi périgourdin, plusieurs pistoleros professionnels paraissent promptement, pétoire prête. Premièrement perplexe, Pénélope prend peur. Pauvre péronnelle paniquée. « Pitié, pitié ! » prie-t-elle.

Pourchassée, Pénélope passe plein pot Place Pablo Picasso, prend précipitamment Porte Ponce Pilate, pique Passage Potemkine, poursuit prestissimo Promenade Pervers Pépère, puis pareillement par Presbytère Padre Pio, Passerelle Pompier Pin-Pon, Perspective Paul Preboist…
Parvenue Palais Présidentiel, Pénélope pense pouvoir prévenir Patrick, pandore permanentement posté parking P3…
« Putain, personne, pas possible ! » peste Pénélope.
Paumée pitoyable, pleurant presque, priant pour pas perdre pied, Péné persiste, piaffe, piétine, patauge, parcours Paname pantelante.
« Peut-être par Plougastel, pense-t-elle, proscrivant par principe Port-au-Prince puis penchant, plus pragmatique, pour Pantin.

Peine perdue. Planqué peinard Pont Pétaouchnock, Pedro Perez, péruvien polyglotte parlant parfaitement patois, persan, polonais, peul, portugais, poireaute plusieurs plombes, parabellum pointé, patient. Puis Pénélope paraît, pathétique, piégée. Pan ! Pan ! Pedro plombe Pénélope. Pétales pourpres. Poitrine perforée, Pénélope périt. Peuchère !

* * *

Postface : pincé postérieurement pour proxénétisme, Pedro Perez prit perpette.